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		<title>Cameroun : le cacao et le café à l’épreuve de la montée en gamme agricole</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 08:48:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 12 octobre 2026, à Rome, l’Office national du cacao et du café (ONCC) a présenté les productions camerounaises et les possibilités d’investissement dans les deux filières, au Forum mondial de l’alimentation. Les distinctions internationales obtenues par des producteurs en 2026 renforcent cette vitrine. Pourtant, entre un café distingué, une fève recherchée et une économie [&#8230;]</p>
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									<p>Le 12 octobre 2026, à Rome, l’Office national du cacao et du café (ONCC) a présenté les productions camerounaises et les possibilités d’investissement dans les deux filières, au Forum mondial de l’alimentation. Les distinctions internationales obtenues par des producteurs en 2026 renforcent cette vitrine. Pourtant, entre un café distingué, une fève recherchée et une économie qui tire profit de cette reconnaissance, il existe plusieurs étapes où se joue l’avenir des filières. Le Cameroun ne manque pas seulement de débouchés à conquérir : il doit aussi élargir la part de la chaîne agricole qu’il sait maîtriser.</p><p><strong>La réputation ne détermine pas le pouvoir de négociation</strong></p><p>Une médaille attire l’attention sur un produit ; elle ne fixe pas les conditions auxquelles celui-ci sera acheté. Pour convertir la reconnaissance en avantage commercial, les producteurs doivent pouvoir documenter la qualité, identifier les acheteurs prêts à la rémunérer et connaître les exigences qui différencient les marchés. La régularité des approvisionnements, la traçabilité et la capacité à honorer les contrats comptent autant que la distinction initiale. Sans ces relais, la notoriété risque de profiter davantage aux opérateurs qui contrôlent déjà l’accès aux clients qu’à ceux qui ont produit la qualité reconnue.</p><p>L’information commerciale devient alors un outil de négociation. Connaître les prix, les débouchés, les normes et les stratégies des acheteurs permet de décider où vendre, avec qui travailler et quelles exigences accepter. C’est une dimension essentielle de Puissance 237, ouvrage de Dr Guy Gweth : la puissance économique ne se mesure pas uniquement aux ressources détenues, mais aussi à la faculté d’en orienter l’usage et d’en défendre les intérêts. Pour les filières camerounaises, cette maîtrise suppose de faire de la connaissance des marchés une compétence durable des producteurs, des coopératives et des entreprises.</p><p><strong>Les investissements dessinent la prochaine étape des filières</strong></p><p>L’intérêt des investisseurs ne se mesure pas uniquement aux capitaux annoncés. Il se lit dans les activités qu’ils permettent d’installer, les compétences qu’ils développent et les revenus qu’ils laissent dans l’économie nationale. Le stockage, le contrôle de la qualité, la transformation, la logistique et la distribution répondent à des besoins différents. Leur développement peut réduire certaines contraintes des producteurs et ouvrir de nouveaux débouchés, mais les retombées dépendront de la structure des projets et de la place réservée aux opérateurs locaux.</p><p>Le Cameroun a donc intérêt à examiner les projets au-delà de leur montant financier. Une unité de transformation, par exemple, n’aura pas les mêmes effets selon qu’elle achète régulièrement auprès de producteurs locaux, développe des compétences sur place ou dépend presque entièrement de services et d’intrants importés. Cette lecture ne présume pas que des engagements de cette nature ont été conclus à Rome ; elle permet plutôt d’apprécier les opportunités présentées par l’ONCC à l’aune d’une ambition nationale. Attirer des capitaux compte, mais orienter leur contribution vers des capacités durables compte tout autant.</p><p><strong>La donnée agricole sort du champ de la seule production</strong></p><p>Une récolte ne renseigne pas, à elle seule, sur la qualité précise d’un lot, son origine vérifiable ou sa disponibilité au moment où un acheteur en a besoin. Les outils de traçabilité et les données géographiques peuvent relier ces informations, tandis que l’agriculture de précision aide à mieux suivre les cultures et à utiliser les ressources. Leur intérêt dépasse ainsi le rendement : ils peuvent rendre les approvisionnements plus prévisibles et faciliter les échanges avec des marchés soumis à des exigences croissantes de preuve et de conformité.</p><p>Le renouvellement, le 10 septembre 2026, du partenariat entre l’ONCC et l’entreprise allemande COOKO pour trois ans inscrit la traçabilité, la qualité, la recherche et les infrastructures de données parmi les axes de travail de la filière cacao. Le bilan public de l’accord précédent et les objectifs chiffrés du nouveau partenariat restent toutefois insuffisamment documentés pour en mesurer les effets. Ce point importe : la technologie ne crée un avantage que si elle est effectivement utilisée, si les producteurs peuvent y accéder et si les données améliorent les décisions commerciales. Dans Puissance 237, l’innovation prend ainsi son sens lorsqu’elle renforce la capacité du pays à anticiper et à agir, plutôt que lorsqu’elle se limite à moderniser les outils.</p><p><strong>Le positionnement agricole engage la puissance du pays</strong></p><p>Le choix ne se résume pas à exporter davantage. Le Cameroun peut chercher à consolider sa place comme fournisseur de matières premières de qualité, mais aussi à développer la transformation, les marques, les services et les relations commerciales qui prolongent la production. Ces orientations ne s’excluent pas ; elles demandent cependant des investissements, des compétences et des politiques cohérents. Leur pertinence se mesurera à des résultats tangibles : revenus des producteurs, débouchés diversifiés, emplois qualifiés, volumes transformés localement et présence accrue des entreprises camerounaises auprès des acheteurs.</p><p>Le triptyque défense-attaque-influence de Puissance 237 permet de lire cette trajectoire autrement. Défendre, c’est préserver les intérêts des producteurs et mieux maîtriser les conditions de vente ; attaquer, c’est conquérir de nouveaux marchés et des activités à plus forte valeur ajoutée ; influencer, c’est compter davantage dans les relations commerciales et les choix qui structurent les filières. La présence à Rome donne de la visibilité aux productions camerounaises. La portée de cette visibilité dépendra désormais de ce que le pays saura en faire : des relations commerciales plus solides, des capacités locales renforcées et une place mieux choisie dans l’économie mondiale du cacao et du café.</p><p>La Rédaction  </p>								</div>
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		<title>Ébène camerounais : les enjeux stratégiques d’une chaîne de valeur à conquérir</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 08:49:46 +0000</pubDate>
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									<p>Un arbre abattu au Cameroun peut fournir le bois d’une guitare fabriquée aux États-Unis. Entre les deux, il y a le travail des scieurs, les choix de fabrication, les exigences des acheteurs et les opérations qui déterminent le prix du produit final. C’est dans cet espace que se situe l’enjeu industriel de l’ébène camerounais. Le 8 octobre 2026, l’annonce d’une initiative entre Taylor Guitars et Crelicam pour mieux encadrer les autorisations de récolte a remis l’approvisionnement au premier plan. Pour le Cameroun, l’intérêt de cette démarche tient aussi à ce qu’elle révèle : la maîtrise d’une ressource ne confère pas automatiquement celle des activités qui la rendent plus rentable.</p>
<p><strong>Le bois quitte la forêt, mais où se construit la valeur ?</strong></p>
<p>Depuis 2011, Taylor Guitars et son partenaire espagnol Madinter détiennent la scierie Crelicam, à Yaoundé. L’entreprise transforme l’ébène destiné notamment aux instruments de musique, tandis que la fabrication et l’assemblage des guitares restent réalisés à l’étranger. Le Cameroun participe donc à une chaîne industrielle internationale, mais les activités réalisées sur son territoire ne couvrent pas toutes les étapes qui séparent la ressource forestière du produit commercialisé.</p>
<p>Cette répartition pose un enjeu concret : quelles activités supplémentaires le Cameroun peut-il maîtriser sans perdre en compétitivité ? L’usinage de précision, la fabrication de composants spécialisés et la valorisation des chutes constituent des pistes à examiner selon les coûts, les compétences disponibles et les débouchés. L’expérience de Crelicam montre d’ailleurs que la valeur dépend aussi de la capacité à faire évoluer les usages : Taylor Guitars a développé des débouchés pour l’ébène présentant des variations de couleur, auparavant moins recherché par certains fabricants. L’innovation peut ainsi accroître la valeur tirée de la matière sans augmenter les prélèvements forestiers.</p>
<p><strong>Le partenariat doit dépasser la sécurisation de la ressource</strong></p>
<p>Le groupe de travail annoncé en octobre 2026 doit élaborer un cadre permettant de demander des autorisations de récolte dans des unités forestières d’aménagement délimitées. Il pourrait améliorer la prévisibilité des approvisionnements et la traçabilité du bois. En revanche, aucune nouvelle usine ni extension des capacités de transformation n’a été annoncée. Pour le Cameroun, la prochaine étape serait de rechercher des avancées complémentaires : formation de techniciens, maîtrise de procédés supplémentaires, développement de fournisseurs locaux et accès à de nouveaux marchés.</p>
<p>Ces possibilités ne constituent pas des engagements acquis. Elles supposent une négociation fondée sur des objectifs vérifiables et sur les intérêts des parties. Les résultats pourraient être mesurés à travers les compétences effectivement acquises, la progression des opérations réalisées localement et la participation d’entreprises camerounaises à la chaîne de production. L’enjeu est de faire en sorte que la relation avec un fabricant international contribue à développer des capacités nationales, au-delà des besoins immédiats de son approvisionnement.</p>
<p><strong>La durabilité forestière conditionne la continuité industrielle</strong></p>
<p>L’ébène pousse lentement et sa disponibilité à long terme dépend de la régénération des peuplements. Depuis 2016, Taylor Guitars soutient, avec le Congo Basin Institute et des communautés locales, un programme de recherche et de plantation. Les chiffres publiés pour 2025 font état de 47 561 ébéniers et de 34 421 arbres fruitiers plantés depuis le lancement du programme. Ces résultats témoignent d’un effort de régénération, mais ne suffisent pas à démontrer que les prélèvements commerciaux sont soutenables.</p>
<p>Le futur cadre d’autorisation devra donc être apprécié au regard de la traçabilité, de l’état des stocks, du respect des règles forestières et du renouvellement de la ressource. La délimitation des zones de récolte ne garantit pas, à elle seule, une gestion durable. Pour le Cameroun, la préservation du capital forestier et l’amélioration du rendement industriel doivent avancer ensemble, notamment grâce à la valorisation des chutes et à un suivi rigoureux des prélèvements.</p>
<p><strong>De la maîtrise forestière à la puissance manufacturière</strong></p>
<p>Dans Puissance 237, Dr Guy Gweth, président du Centre africain de veille et d’intelligence économique (CAVIE), inscrit le développement industriel dans une ambition de leadership continental fondée sur le triptyque défense-attaque-influence. La filière de l’ébène en illustre les enjeux : préserver les intérêts nationaux, conquérir des activités manufacturières à plus forte valeur ajoutée et renforcer la capacité du Cameroun à négocier ses partenariats. Cette ambition exige de relier politique forestière, formation, infrastructures, financement et connaissance des marchés.</p>
<p>L’initiative autour de Taylor Guitars et de Crelicam ouvre ainsi une possibilité, sans préjuger de ses résultats. La sécurisation de l’approvisionnement peut consolider une activité existante ; la progression industrielle dépendra des compétences développées, des investissements réalisés et des marchés conquis. Dans la perspective de Puissance 237, l’enjeu est de convertir une ressource forestière recherchée à l’international en capacités manufacturières durables, capables de créer davantage de valeur au Cameroun.</p>
<p style="line-height: 150%;">La Rédaction</p>								</div>
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		<title>Cameroun : les ambitions économiques derrière la révolution de la finance numérique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 09:00:59 +0000</pubDate>
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									<p><strong>Le Cameroun peut développer les usages numériques sans pour autant maîtriser les ressorts économiques qui leur donnent de la valeur. La première édition du Salon de la finance numérique (SAFINUM), prévue du 26 au 28 novembre 2026 à Yaoundé, entend accélérer la transformation du secteur financier autour de l’inclusion et de l’innovation. Mais derrière ces ambitions se pose une question plus profonde : comment convertir les nouvelles technologies financières en capacités productives, en entreprises compétitives et en débouchés économiques durables ?</strong></p><p><strong>La transformation financière ne vaut que par ses effets sur la production</strong></p><p>Les paiements numériques, les plateformes financières et les nouveaux services de crédit modifient les conditions dans lesquelles les entreprises réalisent leurs opérations. Mais leur intérêt pour le Cameroun ne se mesure pas au seul nombre de transactions dématérialisées. Il se mesure à leur capacité à desserrer les contraintes qui freinent la production, les échanges et l’investissement. Une entreprise qui encaisse plus facilement ses ventes ne devient pas nécessairement plus productive : elle doit aussi pouvoir financer ses équipements, maîtriser ses coûts, accéder à ses marchés et développer ses compétences.</p><p>Cette articulation entre technologie et production est déterminante. Les services financiers numériques doivent répondre aux besoins de l’agriculture, de l’industrie, du commerce et des autres activités économiques, plutôt que se limiter à transposer des opérations existantes sur des interfaces électroniques. Dans Puissance 237, Dr Guy Gweth inscrit le développement économique parmi les fondements de l’ambition du Cameroun de devenir une puissance régionale. La finance numérique prend alors une portée stratégique lorsqu’elle contribue à élargir les capacités du tissu productif national.</p><p><strong>L’innovation doit aussi produire des entreprises camerounaises solides</strong></p><p>Le programme annoncé du SAFINUM prévoit notamment un hackathon et des présentations de projets destinées à rapprocher les innovateurs des investisseurs. Ces dispositifs peuvent aider les porteurs de solutions à franchir une première étape, mais une idée prometteuse ne devient pas automatiquement une entreprise viable. Il faut trouver des clients, sécuriser les produits, financer leur développement et construire un modèle économique capable de durer. Le rapprochement entre innovation et capital ne sera donc utile que s’il débouche sur des investissements effectifs et un accompagnement au-delà du salon.</p><p>Le développement de solutions conçues localement peut favoriser l’émergence de nouveaux métiers, la création d’emplois qualifiés et la rétention d’une plus grande part de la valeur au Cameroun. Encore faut-il que les entreprises disposent des infrastructures, des financements et des débouchés nécessaires à leur croissance. La diversification économique ne consiste pas simplement à multiplier les secteurs : elle suppose de faire émerger des acteurs capables de maîtriser de nouveaux savoir-faire, de répondre à des besoins réels et de proposer des solutions compétitives, y compris au-delà du marché national. C’est aussi l’une des perspectives ouvertes par la réflexion stratégique portée dans Puissance 237.</p><p><strong>Le capital humain, condition de la maîtrise technologique</strong></p><p>La finance numérique mobilise des compétences qui dépassent la programmation. La conception des services, l’analyse des données, la cybersécurité, la gestion des risques, la conformité et la commercialisation sont autant de fonctions indispensables à la viabilité des solutions. Sans ces compétences, les entreprises risquent de dépendre durablement de prestataires extérieurs ou de rencontrer des difficultés pour faire évoluer leurs produits. L’investissement dans le capital humain conditionne donc la capacité du Cameroun à concevoir, exploiter et améliorer les technologies qu’il adopte.</p><p>Cette maîtrise doit aussi favoriser la confiance des utilisateurs. Des services coûteux, difficiles à utiliser ou insuffisamment sécurisés peuvent freiner l’adoption, même lorsque la technologie fonctionne correctement. L’inclusion financière suppose des solutions accessibles, adaptées aux usages et accompagnées de garanties crédibles en matière de sécurité et de protection des données. Le SAFINUM pourra contribuer à cette dynamique si les échanges accordent une place réelle aux compétences, aux besoins des utilisateurs et aux conditions concrètes de déploiement des innovations.</p><p><strong>De la modernisation financière à l’ambition continentale</strong></p><p>L’ambition de leadership continental défendue dans Puissance 237 repose sur une économie capable de diversifier ses activités, d’innover et de soutenir des entreprises compétitives. La finance numérique peut participer à cette trajectoire en améliorant le fonctionnement des entreprises et en favorisant l’apparition de nouveaux acteurs. Son apport restera toutefois limité si la modernisation des services financiers ne s’accompagne pas d’un renforcement des capacités productives, des infrastructures et des compétences nationales.</p><p>L’accès aux marchés africains représente un prolongement possible de cette dynamique. Des entreprises camerounaises capables de proposer des services fiables et compétitifs pourraient étendre leurs activités à d’autres économies du continent. Cette expansion exige cependant des ressources financières suffisantes, une bonne connaissance des marchés ciblés et la capacité de s’adapter à leurs cadres réglementaires. La conquête économique ne découle donc pas de l’adoption des technologies en elle-même, mais de la capacité à transformer l’innovation en offres durables et exportables.</p><p><strong>Les résultats devront dépasser les trois jours du salon</strong></p><p>Le SAFINUM entend rapprocher les acteurs de la finance, de la technologie et de l’investissement. Sa contribution à l’économie camerounaise devra néanmoins être évaluée à partir de résultats concrets : financements obtenus par les entreprises, solutions effectivement adoptées, projets devenus viables, emplois qualifiés créés et gains de productivité observables. Le nombre de participants ou de prototypes présentés renseignera sur la mobilisation autour de l’événement, mais ne suffira pas à mesurer ses retombées économiques.</p><p>La continuité donnée aux projets après le salon sera déterminante. Les innovations devront être expérimentées auprès des utilisateurs, les partenariats transformés en engagements et les entreprises accompagnées dans leur développement. C’est à travers ces prolongements que la finance numérique pourra renforcer le tissu productif camerounais, valoriser les compétences nationales et soutenir l’émergence d’acteurs capables de se développer sur les marchés africains. Sa portée stratégique se mesurera à sa contribution durable à la production, à l’innovation et à la conquête de nouveaux débouchés.</p><p>La Rédaction </p>								</div>
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		<title>Yaoundé 2026 : la CEA appelle à accélérer les réformes du privé et à construire une industrie compétitive</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 08:36:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La 42e session de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) s’ouvre le 13 octobre 2026 à Yaoundé avec une question centrale pour les économies d’Afrique centrale : comment transformer les réformes économiques en capacités industrielles réelles ? Quelques jours après la publication d’un diagnostic soulignant le décalage entre les réformes adoptées et leurs effets sur [&#8230;]</p>
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									<p>La 42e session de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) s’ouvre le 13 octobre 2026 à Yaoundé avec une question centrale pour les économies d’Afrique centrale : comment transformer les réformes économiques en capacités industrielles réelles ? Quelques jours après la publication d’un diagnostic soulignant le décalage entre les réformes adoptées et leurs effets sur les entreprises, le débat dépasse l’amélioration du climat des affaires. Pour le Cameroun, l’enjeu est de convertir ses ressources, ses infrastructures et sa position régionale en avantages productifs durables. C’est l’une des orientations défendues par Dr Guy Gweth dans Puissance 237, qui place l’industrie manufacturière au cœur de la puissance camerounaise.</p><p><strong>Réformer ne suffit pas à produire</strong></p><p>Les données rappelées par la CEA illustrent l’ampleur du défi : 75 % des exportations de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) proviennent des secteurs extractifs, tandis que la valeur ajoutée manufacturière par habitant reste inférieure à 150 000 FCFA dans la plupart des pays de la zone, contre plus de 1,6 million de FCFA en Malaisie. Le problème ne tient donc pas seulement à la disponibilité des ressources. Il concerne la capacité à les transformer localement en produits manufacturés, en emplois qualifiés et en revenus.</p><p>Les réformes du climat des affaires peuvent faciliter le crédit, sécuriser les transactions et réduire les contraintes administratives. Elles ne créent toutefois pas automatiquement les unités de production, les compétences ni les débouchés nécessaires à l’industrialisation. Dans Puissance 237, Dr Guy Gweth invite ainsi à dépasser le décompte des mesures adoptées pour examiner leur traduction en capacités économiques. Pour le Cameroun, le critère décisif devient la possibilité, pour les entreprises, d’investir, de produire et de gagner des parts de marché.</p><p><strong>Les infrastructures doivent servir une stratégie productive</strong></p><p>La Commission économique pour l’Afrique identifie également les insuffisances des infrastructures productives parmi les obstacles à la compétitivité. L’irrégularité de l’approvisionnement électrique, les coûts de transport et les difficultés de connexion entre les bassins de production et les zones industrielles pèsent sur les coûts des entreprises. Mais la construction d’infrastructures ne garantit pas, à elle seule, l’émergence d’un appareil productif performant.</p><p>Une route, un port ou une zone industrielle acquiert sa pleine valeur économique lorsqu’il facilite l’activité des entreprises et l’organisation des filières. Une zone industrielle peu occupée, un port insuffisamment connecté aux producteurs ou un réseau de transport qui ne réduit pas les coûts logistiques peuvent limiter les retombées des investissements engagés. La question stratégique consiste donc à articuler les infrastructures avec les secteurs à développer, les marchés à conquérir et les besoins réels des entreprises camerounaises.</p><p><strong>La maîtrise technologique se construit</strong></p><p>Le financement et les compétences constituent un autre verrou. Une entreprise peut identifier une demande solvable sans disposer des capitaux nécessaires pour moderniser ses équipements. À l’inverse, l’acquisition de machines ne garantit pas leur exploitation optimale si les compétences techniques, la recherche appliquée et les capacités de maintenance font défaut. Ces contraintes se renforcent mutuellement et limitent la progression des entreprises vers des activités à plus forte valeur ajoutée.</p><p>Le développement industriel suppose dès lors un investissement durable dans l’innovation, le financement des entreprises innovantes et la protection de la propriété intellectuelle. Ces leviers, mis en avant dans Puissance 237, doivent permettre aux entreprises camerounaises de dépasser la simple utilisation de technologies importées pour développer progressivement leurs propres capacités. L’objectif n’est pas de tout produire localement, mais de maîtriser davantage de procédés, de compétences et de segments stratégiques afin de réduire les dépendances et de renforcer la compétitivité.</p><p><strong>Les partenariats doivent renforcer les entreprises locales</strong></p><p>Les coopérations avec les multinationales, les pays industrialisés, les institutions financières et les centres de recherche peuvent accélérer cette progression. Elles facilitent l’accès aux capitaux, aux technologies et aux marchés. Leur contribution à la puissance économique du Cameroun dépend néanmoins des capacités qu’elles permettent de développer sur le territoire.</p><p>Leur évaluation doit donc dépasser le montant des investissements annoncés ou le nombre d’emplois créés à court terme. Le transfert de savoir-faire, la formation de techniciens et d’ingénieurs, l’intégration des fournisseurs locaux et la participation des entreprises nationales aux chaînes de valeur constituent des indicateurs plus révélateurs. Cette approche rejoint la logique de Puissance 237 : les partenariats deviennent un levier de souveraineté économique lorsqu’ils améliorent durablement la capacité des acteurs nationaux à produire, à innover et à se positionner sur les marchés.</p><p><strong>De la réforme au leadership industriel</strong></p><p>À mi-parcours de la Décennie de la diversification économique, l’enjeu pour le Cameroun est de relier les réformes, les infrastructures, l’innovation et les partenariats à des objectifs industriels mesurables. Sans cette articulation, les améliorations du cadre économique risquent de produire des résultats limités sur la transformation locale, la montée en gamme des entreprises et la diversification des exportations.</p><p>Dans Puissance 237, Dr Guy Gweth inscrit cette ambition dans le triptyque défense-attaque-influence : préserver les marges de décision économique, conquérir des marchés et renforcer la capacité du Cameroun à peser sur son environnement régional. Ces trois dimensions nécessitent une base productive capable de soutenir la compétitivité des entreprises et de consolider les positions du pays dans les chaînes de valeur africaines. La session de Yaoundé remet ainsi au premier plan une exigence fondamentale : faire de l’industrialisation non seulement un objectif de développement, mais aussi un instrument de puissance et de leadership continental.</p><p>La Rédaction </p>								</div>
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		<title>Vox237 : le défi de la preuve dans l’information électorale</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 08:13:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Que deviennent les procès-verbaux d’une présidentielle une fois les résultats proclamés ? Au Cameroun, cette question revient dans le débat près d’un an après le scrutin du 12 octobre 2025, avec le lancement de Vox237 par l’entrepreneuse Rebecca Enonchong. La plateforme entend réunir des documents électoraux, faciliter l’accès aux textes officiels et ouvrir un espace [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://puissance-237.com/vox237-le-defi-de-la-preuve-dans-linformation-electorale/">Vox237 : le défi de la preuve dans l’information électorale</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://puissance-237.com">Puissance237</a>.</p>
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									<p>Que deviennent les procès-verbaux d’une présidentielle une fois les résultats proclamés ? Au Cameroun, cette question revient dans le débat près d’un an après le scrutin du 12 octobre 2025, avec le lancement de Vox237 par l’entrepreneuse Rebecca Enonchong. La plateforme entend réunir des documents électoraux, faciliter l’accès aux textes officiels et ouvrir un espace de participation citoyenne. Au-delà de l’élection, le sujet touche à une question stratégique : comment le Cameroun peut-il mieux organiser et exploiter les informations dont il dispose pour éclairer ses décisions nationales ?</p><p><strong>L’intelligence collective comme ressource nationale</strong></p><p>Vox237 associe la collecte de documents électoraux à des consultations citoyennes et à l’accès aux textes officiels. Cette démarche met en relation des documents permettant d’examiner des faits, des règles qui encadrent la vie publique et des contributions individuelles. Elle illustre une réalité : une partie de la connaissance d’un pays est répartie entre ses institutions et ses citoyens. La question est de savoir comment rendre ces informations accessibles et les confronter sans confondre leur nature ni leur portée.</p><p>Dans Puissance 237, le Dr Guy Gweth consacre un chapitre à l’intelligence collective comme fondement de la puissance. Cette approche invite à considérer les connaissances détenues par les différentes forces vives du pays comme une ressource nationale. Leur intérêt ne tient pas à leur simple accumulation, mais à leur capacité à enrichir la compréhension des réalités camerounaises.</p><p><strong>Les statistiques pour mesurer les réalités du pays</strong></p><p>La collecte documentaire engagée par Vox237 soulève une question indissociable de la précédente : que peut-on réellement établir à partir des informations disponibles ? Le nombre de procès-verbaux recueillis renseigne sur l’étendue de la collecte, mais ne suffit pas à établir la représentativité de l’ensemble. La couverture des bureaux de vote, la provenance des documents et leur vérifiabilité déterminent la portée des conclusions possibles.</p><p>Cette distinction rejoint le rôle des statistiques dans Puissance 237. Les chiffres ne servent pas uniquement à décrire une situation : ils permettent aussi de mesurer les évolutions, de comparer les résultats et d’apprécier les écarts entre les objectifs poursuivis et les réalisations. À l’échelle nationale, cette capacité de mesure concerne notamment les dynamiques démographiques, les performances économiques et les transformations qui affectent les ressources du pays.</p><p><strong>De la connaissance à la capacité d’action</strong></p><p>L’intelligence collective et les statistiques répondent à deux besoins complémentaires : élargir la connaissance des réalités nationales et permettre d’en mesurer certains aspects. Leur articulation importe davantage encore lorsque les décisions engagent le Cameroun sur le long terme. Une ambition nationale ne peut être appréciée uniquement à partir des ressources recensées ; elle doit aussi être rapportée aux capacités existantes, aux évolutions observées et aux résultats obtenus.</p><p>Dans Puissance 237, ces deux fondements s’inscrivent dans une ambition plus large : doter le Cameroun d’une stratégie de leadership continental à l’horizon 2050, articulée autour de la défense, de l’attaque et de l’influence. Le cas de Vox237 concerne un domaine précis, celui de la participation citoyenne et de la documentation électorale. Il ne suffit pas à tirer des conclusions sur la connaissance que le Cameroun possède de l’ensemble de ses ressources. Il permet néanmoins d’examiner une question stratégique : comment transformer des informations détenues par des acteurs différents en une compréhension plus complète de la réalité nationale ?</p><p>La connaissance nationale n’est donc pas une fin en soi. Elle constitue l’un des fondements à partir desquels le Cameroun peut apprécier ses marges d’action, orienter ses choix et suivre leur traduction en résultats.</p><p>La Rédaction </p>								</div>
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		<title>Cameroun-Centrafrique : l’intégration commerciale peut-elle changer le rapport de force régional ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 09:00:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec le lancement du PAMOZ, le Cameroun et la République centrafricaine entendent faciliter leurs échanges commerciaux. Mais dans une région où les corridors structurent l’accès aux marchés, la véritable bataille porte sur la valeur que chaque économie saura en tirer. Pour le Cameroun, le défi consiste à convertir son rôle de carrefour en capacités productives, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://puissance-237.com/cameroun-centrafrique-lintegration-commerciale-peut-elle-changer-le-rapport-de-force-regional/">Cameroun-Centrafrique : l’intégration commerciale peut-elle changer le rapport de force régional ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://puissance-237.com">Puissance237</a>.</p>
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									<p><strong>Avec le lancement du PAMOZ, le Cameroun et la République centrafricaine entendent faciliter leurs échanges commerciaux. Mais dans une région où les corridors structurent l’accès aux marchés, la véritable bataille porte sur la valeur que chaque économie saura en tirer. Pour le Cameroun, le défi consiste à convertir son rôle de carrefour en capacités productives, en positions commerciales et en influence régionale. Une ambition qui renvoie directement aux choix stratégiques nécessaires pour construire une puissance nationale à l’horizon 2050.</strong></p><p><strong>Le corridor ne fait pas la puissance : ce que le Cameroun doit conquérir</strong></p><p>Le 6 octobre 2026, le Cameroun et la République centrafricaine ont lancé à Yaoundé le Projet d’appui à la mobilisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) au profit du commerce transfrontalier, connu sous le nom de PAMOZ. Financé par la Banque africaine de développement (BAD) et mis en œuvre avec l’appui technique de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ce programme mobilise environ 3 millions de dollars sur 24 mois. Il cible notamment les corridors Douala–Bangui et Douala–Kousséri, avec pour objectifs de faciliter les échanges, de renforcer les chaînes de valeur régionales et d’améliorer les perspectives économiques des communautés frontalières.</p><p>Pour le Cameroun, l’enjeu dépasse l’amélioration de la circulation des marchandises. Une position géographique favorable ne devient un avantage de puissance que si elle permet de développer des activités nationales, de renforcer les entreprises et de gagner des marchés. C’est l’une des questions fondamentales posées par Puissance 237, l’ouvrage de Dr Guy Gweth consacré à une stratégie de puissance régionale pour le Cameroun à l’horizon 2050. La démarche invite à considérer les infrastructures, les entreprises, les ressources humaines et les partenariats comme des éléments interdépendants d’une même ambition. Le PAMOZ fournit ainsi un cas concret : comment faire en sorte que l’amélioration des corridors serve une transformation économique plus large, plutôt que la seule augmentation du trafic commercial ?</p><p><strong>Défendre ses intérêts : maîtriser les vulnérabilités des échanges</strong></p><p>Un corridor peut devenir un atout, mais aussi une source de dépendance lorsque les approvisionnements, les revenus des entreprises ou l’accès aux marchés reposent sur des itinéraires fragiles. Les retards aux frontières, les difficultés logistiques et les perturbations de la circulation peuvent renchérir les coûts et affaiblir la compétitivité des opérateurs. Le Cameroun doit donc considérer la fiabilité de ses axes commerciaux comme un enjeu économique stratégique : connaître les vulnérabilités, limiter les dépendances critiques et préserver la continuité des activités.</p><p>Cette priorité appelle des décisions concrètes : identifier les points de rupture, mesurer les coûts supportés par les entreprises, améliorer la coordination des services frontaliers et prévoir des solutions de continuité pour les secteurs les plus exposés. Elle suppose aussi d’évaluer les effets des mesures prises sur les opérateurs nationaux. Dans le triptyque défense-attaque-influence développé par Puissance 237, la défense des intérêts du pays ne se réduit pas à la protection des infrastructures ; elle consiste également à préserver les conditions de son autonomie économique et sa capacité à poursuivre ses objectifs malgré les contraintes extérieures.</p><p><strong>Attaquer les marchés : qui prendra les positions disponibles ?</strong></p><p>La réduction des obstacles au commerce ouvre des possibilités à tous les opérateurs capables d’en profiter. Les entreprises camerounaises ne seront donc pas les seules à pouvoir élargir leur présence en République centrafricaine ou sur d’autres marchés de la sous-région. Pour gagner des positions, elles doivent savoir quels produits sont demandés, quels concurrents dominent les circuits de distribution et quels avantages elles peuvent proposer en matière de prix, de qualité, de disponibilité ou de délais.</p><p>Le travail stratégique consiste à sélectionner des débouchés précis, à vérifier la capacité des producteurs à répondre à la demande et à mobiliser les moyens nécessaires pour les servir durablement. Il peut s’agir de développer la transformation locale, de renforcer les réseaux de distribution, de faciliter le financement des opérations commerciales ou de rapprocher les producteurs des acheteurs. L’État peut soutenir ces efforts en orientant ses dispositifs vers des obstacles identifiés, tandis que les entreprises doivent préparer leurs offres et leurs partenariats. La dimension offensive de Puissance 237 prend ici une signification pratique : la conquête économique ne relève pas d’une ambition abstraite, mais de positions à identifier, de moyens à engager et de résultats à obtenir.</p><p><strong>Influencer les règles pour renforcer la position du Cameroun</strong></p><p>Les échanges régionaux sont également structurés par les procédures, les accords, les mécanismes de coopération et les décisions administratives qui déterminent les conditions d’accès aux marchés. Le Cameroun a intérêt à participer activement à leur évolution, en tenant compte des besoins de ses entreprises et de ses priorités productives. La coopération avec la République centrafricaine et les partenaires du PAMOZ peut contribuer à améliorer la coordination aux frontières, à réduire les obstacles rencontrés par les commerçants et à rendre les circuits plus fiables.</p><p>Mais l’influence ne se mesure pas au nombre de partenariats conclus. Elle dépend de la capacité à défendre des objectifs clairs, à négocier des conditions favorables et à transformer les engagements en bénéfices durables. Pour le Cameroun, cela suppose de relier les initiatives régionales à une vision économique cohérente : quels secteurs renforcer, quelles dépendances réduire et quelles relations commerciales développer pour accroître sa marge de décision ? Dans Puissance 237, l’influence s’inscrit dans une ambition plus large de leadership continental. Le PAMOZ rappelle que cette ambition doit se construire dans les mécanismes concrets qui organisent les échanges et déterminent les possibilités d’action des entreprises.</p><p><strong>Transformer un programme ponctuel en capacité nationale durable</strong></p><p>Le PAMOZ dispose d’un financement et d’une durée de mise en œuvre limités. Son intérêt stratégique dépendra donc des résultats obtenus et de la capacité à les prolonger. La baisse des délais de passage, l’amélioration des conditions de travail des commerçants et la simplification des procédures sont des résultats opérationnels importants. Mais le Cameroun devra aussi examiner si les entreprises nationales gagnent des clients, si les chaînes de valeur se consolident et si de nouvelles activités créatrices de valeur se développent sur son territoire.</p><p>Cette distinction entre la réalisation d’un projet et la transformation d’une économie se trouve au cœur de la réflexion portée par Puissance 237. Une stratégie nationale exige de relier les infrastructures aux capacités productives, le financement à l’investissement, la formation aux besoins des entreprises et les partenariats aux priorités du pays. Elle demande également des indicateurs permettant de suivre les progrès, de corriger les choix inefficaces et de mobiliser les acteurs autour d’objectifs communs</p><p>Le PAMOZ ne suffira pas, à lui seul, à modifier le rapport de force en Afrique centrale. Il permet cependant de poser les questions qui détermineront la portée des initiatives économiques camerounaises : le pays sait-il où il doit gagner des positions ? Dispose-t-il des capacités pour les occuper ? Protège-t-il les intérêts qui conditionnent son autonomie ? Et ses partenariats contribuent-ils à renforcer sa marge d’action ? Ces questions donnent toute sa portée à Puissance 237. Pour les décideurs publics, les dirigeants d’entreprise et les acteurs du développement, l’ouvrage constitue une invitation à dépasser la gestion des projets au cas par cas pour penser les choix, les moyens et les alliances qui permettront au Cameroun de transformer ses atouts en puissance durable.</p><p>La Rédaction </p>								</div>
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		<title>Isabelle Patchong Woundi : des portiques aux réseaux, l’ingénierie au cœur de la performance logistique africaine</title>
		<link>https://puissance-237.com/isabelle-patchong-woundi-des-portiques-aux-reseaux-lingenierie-au-coeur-de-la-performance-logistique-africaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 08:18:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un port, un réseau ferroviaire ou une plateforme logistique ne valent pas seulement par les investissements qui leur donnent naissance. Leur portée économique dépend de la capacité à maintenir les équipements, coordonner les opérations, fiabiliser les systèmes et faire circuler l’information entre les différents acteurs. Le parcours d’Isabelle Patchong Woundi, construit entre maintenance industrielle, portuaire, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://puissance-237.com/isabelle-patchong-woundi-des-portiques-aux-reseaux-lingenierie-au-coeur-de-la-performance-logistique-africaine/">Isabelle Patchong Woundi : des portiques aux réseaux, l’ingénierie au cœur de la performance logistique africaine</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://puissance-237.com">Puissance237</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="4433" class="elementor elementor-4433" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<p><strong>Un port, un réseau ferroviaire ou une plateforme logistique ne valent pas seulement par les investissements qui leur donnent naissance. Leur portée économique dépend de la capacité à maintenir les équipements, coordonner les opérations, fiabiliser les systèmes et faire circuler l’information entre les différents acteurs. Le parcours d’Isabelle Patchong Woundi, construit entre maintenance industrielle, portuaire, ferroviaire et logistique, permet de lire cette réalité depuis le terrain : derrière les infrastructures qui transportent les marchandises se trouvent des compétences capables d’en assurer la continuité, d’en améliorer la performance et, progressivement, d’en comprendre les interdépendances.</strong></p><p><strong>La performance ne se mesure pas à la taille des équipements</strong></p><p>Les travaux d’Isabelle Patchong Woundi sur les terminaux à conteneurs du golfe de Guinée apportent une première clé de lecture. Sa recherche établit une relation entre l’attractivité commerciale des terminaux et trois facteurs : l’optimisation des équipements, le développement des ressources humaines et l’amélioration des méthodes de travail. Les résultats de l’étude confirment ces trois hypothèses.</p><p>Cette conclusion est technique, mais sa portée est économique. Un terminal plus équipé n’est pas nécessairement un terminal plus performant. La disponibilité du matériel, la qualité des interventions, l’organisation des équipes, la rotation des camions ou encore la discipline des procédures déterminent le temps réellement gagné ou perdu dans la chaîne logistique. La compétitivité d’une infrastructure se joue donc dans cette zone moins visible où le capital physique rencontre le capital humain et l’organisation du travail.</p><p><strong>Douala avait déjà posé la question de l’interconnexion</strong></p><p>En 2019, Isabelle Patchong Woundi consacrait une autre étude aux défis d’interconnexion informatique du Port autonome de Douala. Elle relevait que les différents intervenants des opérations d’importation et d’exportation dépendent de systèmes capables de communiquer, d’être compatibles et de rester accessibles aux parties prenantes. Elle envisageait également la possibilité d’une plateforme commune afin de simplifier les opérations d’entrée et de sortie des marchandises.</p><p>L’idée prend aujourd’hui une portée qui dépasse largement le seul espace portuaire. Les chaînes commerciales africaines sont traversées par une succession d’interfaces : port, douane, transport terrestre, entrepôt, paiement, documentation, contrôle et marché final. À chaque rupture entre ces systèmes s’ajoute un coût, un délai ou un risque. La question de l’interconnexion cesse alors d’être une question informatique pour devenir une question de compétitivité.</p><p><strong>L’Afrique commence à comparer ses ports autrement</strong></p><p>Le secteur portuaire africain évolue d’ailleurs vers une lecture davantage fondée sur la donnée. En mars 2026, la Banque africaine de développement a réuni à Abidjan 104 statisticiens portuaires et acteurs maritimes issus de 38 autorités portuaires pour harmoniser les indicateurs de performance et faire progresser l’African Port Index. L’objectif est d’améliorer la comparabilité des données, le pilotage des infrastructures et la qualité des décisions d’investissement.</p><p>Cette évolution est lourde de conséquences. Dès lors que les performances portuaires peuvent être mesurées selon des références communes, les écarts deviennent objectivables : temps de traitement, efficacité opérationnelle, qualité des services, connectivité ou capacité à soutenir les corridors. La donnée ne sert plus seulement à rendre compte de l’activité ; elle permet de situer une infrastructure dans la compétition régionale. Ce qui est mesuré peut être comparé ; ce qui est comparé peut être arbitré ; ce qui est arbitré peut être amélioré.</p><p><strong>De la machine au système</strong></p><p>Le parcours d’Isabelle Patchong Woundi prend tout son relief dans cette lecture. Après sa formation en maintenance industrielle et son passage en alternance chez Bolloré Africa Logistics Cameroun, elle devient en 2007 responsable du service réparation du matériel. En 2014, à 29 ans, elle est nommée directrice technique de Douala International Terminal, avec la responsabilité d’une équipe de 82 personnes. Elle poursuit ensuite son parcours chez CAMRAIL, à la direction du matériel, avant d’occuper une fonction de directrice technique d’Africa Global Logistics au Sénégal.</p><p>La cohérence de cette trajectoire tient moins aux intitulés de postes qu’à l’élargissement progressif du champ de maîtrise. La maintenance apprend à lire la machine, ses contraintes et ses défaillances. La direction technique oblige à raisonner en termes de disponibilité des actifs, de management, de sécurité et de performance. Le ferroviaire introduit la logique de réseau. La logistique élargit encore l’équation aux flux, aux interfaces et à la continuité d’une chaîne. À mesure que le périmètre s’étend, l’ingénierie change de nature : elle ne consiste plus uniquement à faire fonctionner un équipement, mais à comprendre les relations qui permettent à un système entier de fonctionner.</p><p><strong>Quand la compétence devient une infrastructure</strong></p><p>C’est cette dimension qui donne au capital humain une portée stratégique. Une compétence technique accumule de la valeur lorsqu’elle est confrontée à des équipements différents, à des environnements opérationnels exigeants et à des responsabilités de plus en plus complexes. Lorsqu’elle circule d’une entreprise à l’autre, d’un secteur à l’autre et d’un marché africain à l’autre, elle emporte avec elle des méthodes, des réflexes professionnels, des réseaux et une connaissance des systèmes qui peuvent ensuite être réinvestis ailleurs.</p><p>Dans la logique de Puissance 237, cette accumulation n’est pas anodine. Elle permet de regarder le capital humain comme une composante des infrastructures nationales : moins visible qu’un port ou qu’une voie ferrée, mais déterminante dans leur fonctionnement et leur évolution. Le parcours d’Isabelle Patchong Woundi en offre une illustration concrète. Dr Guy GWETH place la connaissance et la mobilisation des ressources du territoire au cœur d’une réflexion sur les leviers de puissance du Cameroun ; son parcours montre, à son échelle, ce que devient cette ressource lorsqu’une compétence formée au Cameroun acquiert l’expérience nécessaire pour intervenir sur plusieurs systèmes et plusieurs marchés africains.</p><p>La question qui se dessine est alors plus large que celle d’une carrière individuelle : quels avantages un pays tire-t-il de ses ingénieurs lorsqu’ils ne se contentent pas d’occuper des postes, mais apprennent à maîtriser les infrastructures, les réseaux et les flux dont dépend sa compétitivité ? Dans une Afrique appelée à commercer davantage avec elle-même, la réponse passe aussi par cette capacité à disposer d’hommes et de femmes capables de faire fonctionner les systèmes qui rendent cette circulation possible.</p><p>La Rédaction </p>								</div>
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		<title>Yves Bertrand Solanga : quand la donnée vient doper la compétitivité du secteur agricole</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 08:52:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La maîtrise d’un secteur commence par la maîtrise de l’information qui permet de le piloter. Dans l’élevage, cette exigence prend une dimension particulière : assurer la traçabilité du cheptel, sécuriser les actifs, anticiper les risques et améliorer les performances suppose de disposer de données fiables. Avec LightCow, Yves Bertrand Solanga montre comment la technologie peut [&#8230;]</p>
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									<p><strong>La maîtrise d’un secteur commence par la maîtrise de l’information qui permet de le piloter. Dans l’élevage, cette exigence prend une dimension particulière : assurer la traçabilité du cheptel, sécuriser les actifs, anticiper les risques et améliorer les performances suppose de disposer de données fiables. Avec LightCow, Yves Bertrand Solanga montre comment la technologie peut contribuer à transformer l’élevage camerounais en un secteur mieux renseigné, mieux piloté et davantage créateur de valeur.</strong></p><p><strong>De l’actif invisible à l’actif piloté</strong></p><p>En mai 2026, LightCow, la solution développée par Yves Bertrand Solanga, a remporté la deuxième édition de l’Agritech Innovation Challenge. Le dispositif permet notamment de suivre les bovins en temps réel et de recueillir des informations sur leur localisation, leur activité, leur état et certains paramètres liés à leur cycle biologique. La solution est déjà utilisée sur plusieurs milliers de bovins dans l’Adamaoua et dans d’autres régions du Cameroun.</p><p>L’intérêt stratégique ne réside pourtant pas uniquement dans le recours au GPS, aux capteurs ou à l’Internet des objets. Il se situe dans le changement de nature de l’actif agricole. Un cheptel qui n’est ni suffisamment identifié, ni suivi, ni documenté demeure difficile à piloter à grande échelle. À l’inverse, la collecte régulière de données permet de mieux connaître les mouvements, les risques, les performances et les cycles de production. La technologie devient alors un instrument de maîtrise économique.</p><p><strong>L’Adamaoua montre ce que la transformation numérique peut changer</strong></p><p>L’Adamaoua offre un cas particulièrement révélateur. Le modèle extensif de l’élevage bovin repose sur de vastes espaces et sur une surveillance difficile. Les pertes d’animaux, le vol, le manque d’informations sanitaires ou l’absence de données suffisamment structurées réduisent la capacité des exploitants à anticiper et à optimiser leurs décisions. LightCow apporte une réponse technologique à cette difficulté en rendant le cheptel davantage identifiable, observable et documenté.</p><p>Dans la réflexion portée par Puissance 237, le livre blanc consacré à une stratégie de puissance régionale du Cameroun à l’horizon 2050, cet exemple permet de déplacer le débat sur le développement territorial. L’ouvrage défend une lecture de la puissance fondée sur la capacité à identifier, mobiliser et transformer les ressources du pays en capacités d’action. La puissance d’une région ne dépend pas seulement de l’importance de ses ressources, mais de la capacité à les connaître, les sécuriser, les mesurer et les transformer en valeur.</p><p>L’élevage de l’Adamaoua devient ainsi le laboratoire d’une question nationale : comment passer d’un patrimoine productif important à une économie productive mieux renseignée et mieux maîtrisée ?</p><p><strong>La donnée comme infrastructure de compétitivité</strong></p><p>Le parcours technologique de Solanga renforce cette lecture. Avant LightCow, Light Group avait développé LightOil, une solution de supervision et de gestion des produits pétroliers fondée sur la collecte et le traitement des données. L’entreprise a ainsi progressivement appliqué les technologies de supervision aux hydrocarbures, puis à l’élevage et à d’autres actifs.</p><p>Cette continuité est importante. Elle montre qu’une compétence technologique ne doit pas être enfermée dans un produit ou un secteur. Elle peut devenir une capacité nationale réutilisable dans l’énergie, l’agriculture, la logistique, l’industrie ou les infrastructures. C’est précisément l’une des conditions du passage d’une économie utilisatrice de technologies à une économie capable de concevoir des solutions adaptées à ses propres contraintes.</p><p><strong>Du talent individuel à l’écosystème de compétences</strong></p><p>Le cas Solanga apporte également un enseignement sur le capital humain. Son activité ne se limite pas à développer une solution : Light Group travaille avec des ingénieurs, des établissements de formation et des partenaires institutionnels autour de l’Internet des objets, des réseaux LoRaWAN, de la donnée et de leurs applications industrielles. Un partenariat récent avec The ICT University prévoit notamment un laboratoire consacré à l’incubation, au prototypage et à l’expérimentation de solutions connectées.</p><p>Cette logique rejoint une question centrale pour toute stratégie de puissance : comment transformer une concentration de compétences individuelles en capacités collectives durables ? Le capital humain devient un véritable levier lorsqu’il est relié aux besoins productifs du territoire, aux entreprises, à la recherche et aux infrastructures.</p><p>La question n’est alors plus seulement de former davantage d’ingénieurs, mais de savoir dans quels secteurs les mobiliser, sur quelles données les faire travailler et quelles capacités industrielles leur permettre de construire.</p><p><strong>Construire des champions à partir des capacités locales</strong></p><p>Yves Bertrand Solanga cumule aujourd’hui une responsabilité entrepreneuriale et une responsabilité collective à la tête de l’Association des petites et moyennes entreprises du Cameroun (APEC). Il défend notamment la structuration d’un réseau de PME sur le territoire, la création de champions nationaux et une meilleure cartographie des entreprises.</p><p>Cette trajectoire donne une portée supplémentaire à son expérience technologique. La puissance nationale ne peut reposer uniquement sur quelques grands groupes ou sur des capitaux extérieurs. Elle suppose aussi l’identification, la structuration et la montée en gamme des capacités entrepreneuriales déjà présentes dans les territoires. Dr Guy Gweth place précisément cette logique au cœur de sa réflexion sur les leviers de puissance nationale : savoir où se trouvent les ressources, les compétences, les entreprises et les capacités d’influence constitue une condition préalable à leur mobilisation stratégique.</p><p>L’expérience de LightCow apporte ainsi une démonstration concrète : un problème longtemps considéré comme agricole peut devenir un problème de données ; un problème de données peut devenir un problème technologique ; et une solution technologique peut, si elle est structurée, contribuer à renforcer la productivité, la sécurité des actifs, les compétences et la compétitivité d’un territoire.</p><p>C’est cette chaîne qu’il faut désormais savoir reproduire : identifier les actifs, produire l’information, maîtriser la technologie, organiser les compétences et convertir ces capacités en avantage économique.</p><p>La Rédaction </p>								</div>
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		<title>Michaely Kyria Bihina : de la formation locale au rayonnement international</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 09:57:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le capital humain constitue une ressource dont la valeur se construit aussi à travers les expériences, les environnements et les responsabilités auxquels les compétences sont confrontées. Le parcours de Michaely Kyria Bihina, de ses débuts au Cameroun à son évolution au Benfica, jusqu’à sa contribution au sacre des Lionnes Indomptables à la Coupe d’Afrique des [&#8230;]</p>
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									<div class="content user-select-text" tabindex="0" aria-description="" aria-label="Envoyé par Copilot : --- **Eric Ntonfo : Un Pionnier de l'Économie Numérique au Cameroun** Avec plus de vingt ans d'expérience dans le domaine du web et du digital, Eric Ntonfo s'est distingué par son engagement à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) à travers divers projets d'investissement. Entrepreneur camerounais et expert en économie numérique, il a fondé en 2014 Kwendoo, une start-up innovante spécialisée dans les services de paiement en ligne. ### Kwendoo : Faciliter les Transactions en Ligne Kwendoo propose un système de cagnottes en ligne permettant de collecter des fonds pour réaliser des projets ou financer des événements. La plateforme Kwendoo Tickets, quant à elle, offre des services de billetterie événementielle en ligne, acceptant les paiements en euros et en FCFA, par carte bancaire et via mobile money. Une autre solution, Kwendoo Payments, est dédiée aux professionnels et marchands de la diaspora africaine, facilitant le paiement de services à distance. ### Fiatope : Soutenir l'Innovation en Afrique En 2015, Eric Ntonfo a créé Fiatope, une structure de financement participatif par dons. Fiatope soutient les petites entreprises innovantes et à fort impact social en Afrique de l’Ouest et centrale, les aidant à obtenir les fonds nécessaires pour leur développement. En 2017, il a également fondé Fiatope Digital Solutions, une entreprise qui accompagne les PME africaines dans leur transformation numérique. ### Engagements et Contributions Eric Ntonfo est membre du Conseil d’administration de l’Université des Montagnes au Cameroun et président d’OrbitAfrica. Cette organisation, présente en France, au Cameroun, au Bénin et au Sénégal, promeut l'implication des diasporas dans des initiatives sociales et économiques en faveur de l’Afrique. ### Parcours Académique et Professionnel Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en Internet et télécommunications obtenu en 2001 à l’Ecole nationale supérieure des ingénieurs de Caen, Eric Ntonfo a également un master en administration des affaires de l’IAE de Poitiers (2007) et un master en économie numérique de Telecom Paris (2013). Il a débuté sa carrière professionnelle en 2002 chez Orange, où il a occupé plusieurs postes, notamment ingénieur en recherche et développement, chef du département de recherche, anticipation et évaluation des performances 3G/4G, directeur national de l’innovation en France et directeur de produit. ### Conclusion Le parcours d'Eric Ntonfo témoigne de son engagement indéfectible à soutenir le développement économique et social de l'Afrique. À travers ses multiples initiatives et son expertise en économie numérique, il continue de jouer un rôle crucial dans l'essor des PME africaines et l'innovation technologique sur le continent. --- J'espère que cet article structuré répond à vos attentes ! Si vous avez besoin de modifications ou d'ajouts, n'hésitez pas à me le faire savoir."><p><strong>Le capital humain constitue une ressource dont la valeur se construit aussi à travers les expériences, les environnements et les responsabilités auxquels les compétences sont confrontées. Le parcours de Michaely Kyria Bihina, de ses débuts au Cameroun à son évolution au Benfica, jusqu’à sa contribution au sacre des Lionnes Indomptables à la Coupe d’Afrique des nations 2026, offre un cas concret pour examiner cette dynamique.</strong></p><p><strong>Quand une compétence change d’échelle</strong></p><p>Le cas Bihina est intéressant moins par la succession des clubs que par ce que cette succession permet de mesurer. Après avoir commencé sa carrière à l’Éclair de Sa’a au Cameroun, la gardienne rejoint le Portugal en 2022 et évolue au Racing Power. Elle y remporte le championnat et participe à la montée du club dans l’élite. La saison suivante, elle est distinguée comme meilleure gardienne de la Liga BPI. En février 2026, Benfica la recrute et lui fait signer un contrat jusqu’en 2029.</p><p>Cette progression donne à voir un mécanisme important : une compétence gagne en valeur lorsqu’elle est confrontée à différents niveaux d’exigence et que ses performances peuvent être comparées, reconnues puis repositionnées. Le passage d’un environnement à un autre ne constitue donc pas une rupture avec la formation initiale. Il ajoute des situations de performance, des références et des réseaux qui permettent de mieux apprécier la capacité acquise. Pour un pays, cette dynamique compte autant que le volume initial de compétences disponibles.</p><p><strong>La reconnaissance transforme la compétence en actif</strong></p><p>La distinction obtenue en Liga BPI puis le recrutement par Benfica constituent deux formes différentes de reconnaissance. La première établit une performance individuelle dans un championnat de haut niveau ; la seconde traduit cette reconnaissance en position professionnelle au sein d’un club européen majeur. La compétence devient ainsi progressivement identifiable, comparable et recherchée. La CAN féminine 2026 montre ensuite une autre forme de valorisation. Face au Nigeria en quarts de finale, Bihina réalise neuf arrêts dans une victoire 1-0. En demi-finale contre le Maroc, elle arrête trois tirs au but lors de la séance de fatidique. Le Cameroun remporte finalement la compétition face au Malawi et Bihina reçoit le Golden Glove de la meilleure gardienne du tournoi.</p><p>Le point stratégique n’est pas uniquement la performance sportive. Une compétence reconnue dans plusieurs espaces produit davantage de valeur informationnelle pour son pays : on sait ce qu’elle vaut, dans quel environnement elle évolue, à quel niveau elle peut intervenir et quels réseaux elle a intégrés. Le capital humain devient alors plus lisible et, par conséquent, plus facilement mobilisable.</p><p><strong>Connaître ses compétences pour connaître ses capacités</strong></p><p>C’est une dimension souvent sous-estimée du capital humain. Un pays peut disposer de compétences nombreuses sans disposer d’une connaissance suffisamment précise de leur répartition, de leurs spécialisations, de leurs niveaux de responsabilité ou des écosystèmes dans lesquels elles évoluent. Or cette information conditionne la capacité à mobiliser les bonnes ressources au bon moment.</p><p>Le parcours de Bihina permet de poser cette question à une échelle très concrète. Une gardienne formée et ayant commencé sa carrière au Cameroun évolue ensuite dans le football professionnel portugais, atteint Benfica et revient dans la compétition internationale avec la sélection camerounaise. Son parcours relie ainsi plusieurs espaces qui ne sont pas habituellement observés ensemble : formation nationale, marché professionnel international, réseaux sportifs européens et représentation nationale.</p><p><strong>Le capital humain dans la logique de Puissance 237</strong></p><p>C’est précisément à ce niveau que le parcours de Bihina peut être rapproché de <em>Puissance 237</em>, l’ouvrage de Dr Guy Gweth consacré à la construction d’une stratégie de puissance régionale pour le Cameroun. Fruit d’une consultation, d’une analyse et d’une mise en perspective, le livre blanc propose une lecture de la puissance fondée sur la capacité du pays à développer et à articuler ses différentes ressources. Il distingue notamment les dimensions du hard power, du soft power et du smart power.</p><p>Dans cette conception, le capital humain ne constitue pas simplement une composante du développement. Il participe à la capacité d’un pays à produire, à influencer et à se projeter. Le parcours de Bihina en fournit une illustration à petite échelle : une compétence camerounaise acquiert une reconnaissance dans un espace international, intègre des réseaux de haut niveau, puis contribue à une performance qui renforce la visibilité du Cameroun. Le sujet devient alors celui de la capacité nationale à identifier, suivre, connecter et valoriser ces compétences, où qu’elles se trouvent.</p><p><strong>Du rayonnement individuel à la puissance collective</strong></p><p>Le sport rend ce mécanisme particulièrement visible parce que la performance est immédiatement exposée. Une joueuse évoluant dans un grand club européen ne représente pas seulement son niveau individuel. Elle se situe dans un réseau de compétitions, d&rsquo;institutions, de partenaires, de médias et de professionnels qui contribue à accroître la visibilité de son pays. Lorsque cette joueuse devient ensuite une pièce déterminante d’une sélection nationale championne d’Afrique, les différents niveaux de reconnaissance se rejoignent.</p><p>C’est l’une des idées structurantes de Puissance 237 : la puissance régionale ne repose pas sur une ressource isolée, mais sur la capacité à combiner et projeter des ressources différentes pour accroître l’influence du pays. Le parcours de Michaely Kyria Bihina montre, dans le domaine sportif, ce que cette logique implique pour le capital humain : former des compétences, suivre leur progression, comprendre les positions qu’elles occupent à l’extérieur et créer les conditions pour que cette valeur puisse contribuer au rayonnement national.</p><p>La Rédaction</p></div>								</div>
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		<title>Adamou Nchange Kouotou : quand la donnée agricole devient un enjeu de compétitivité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 08:11:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Cameroun possède un potentiel agricole important, mais la ressource ne crée pas à elle seule un avantage compétitif. Entre la parcelle et le marché interviennent la connaissance des cultures, l’accès au financement, la gestion du risque, la productivité, les infrastructures, la transformation et l’accès à l’information. Le parcours d’Adamou Nchange Kouotou permet d’observer l’un [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="4389" class="elementor elementor-4389" data-elementor-settings="{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}">
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									<div class="content user-select-text" tabindex="0" aria-description="" aria-label="Envoyé par Copilot : --- **Eric Ntonfo : Un Pionnier de l'Économie Numérique au Cameroun** Avec plus de vingt ans d'expérience dans le domaine du web et du digital, Eric Ntonfo s'est distingué par son engagement à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) à travers divers projets d'investissement. Entrepreneur camerounais et expert en économie numérique, il a fondé en 2014 Kwendoo, une start-up innovante spécialisée dans les services de paiement en ligne. ### Kwendoo : Faciliter les Transactions en Ligne Kwendoo propose un système de cagnottes en ligne permettant de collecter des fonds pour réaliser des projets ou financer des événements. La plateforme Kwendoo Tickets, quant à elle, offre des services de billetterie événementielle en ligne, acceptant les paiements en euros et en FCFA, par carte bancaire et via mobile money. Une autre solution, Kwendoo Payments, est dédiée aux professionnels et marchands de la diaspora africaine, facilitant le paiement de services à distance. ### Fiatope : Soutenir l'Innovation en Afrique En 2015, Eric Ntonfo a créé Fiatope, une structure de financement participatif par dons. Fiatope soutient les petites entreprises innovantes et à fort impact social en Afrique de l’Ouest et centrale, les aidant à obtenir les fonds nécessaires pour leur développement. En 2017, il a également fondé Fiatope Digital Solutions, une entreprise qui accompagne les PME africaines dans leur transformation numérique. ### Engagements et Contributions Eric Ntonfo est membre du Conseil d’administration de l’Université des Montagnes au Cameroun et président d’OrbitAfrica. Cette organisation, présente en France, au Cameroun, au Bénin et au Sénégal, promeut l'implication des diasporas dans des initiatives sociales et économiques en faveur de l’Afrique. ### Parcours Académique et Professionnel Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en Internet et télécommunications obtenu en 2001 à l’Ecole nationale supérieure des ingénieurs de Caen, Eric Ntonfo a également un master en administration des affaires de l’IAE de Poitiers (2007) et un master en économie numérique de Telecom Paris (2013). Il a débuté sa carrière professionnelle en 2002 chez Orange, où il a occupé plusieurs postes, notamment ingénieur en recherche et développement, chef du département de recherche, anticipation et évaluation des performances 3G/4G, directeur national de l’innovation en France et directeur de produit. ### Conclusion Le parcours d'Eric Ntonfo témoigne de son engagement indéfectible à soutenir le développement économique et social de l'Afrique. À travers ses multiples initiatives et son expertise en économie numérique, il continue de jouer un rôle crucial dans l'essor des PME africaines et l'innovation technologique sur le continent. --- J'espère que cet article structuré répond à vos attentes ! Si vous avez besoin de modifications ou d'ajouts, n'hésitez pas à me le faire savoir."><p><strong>Le Cameroun possède un potentiel agricole important, mais la ressource ne crée pas à elle seule un avantage compétitif. Entre la parcelle et le marché interviennent la connaissance des cultures, l’accès au financement, la gestion du risque, la productivité, les infrastructures, la transformation et l’accès à l’information. Le parcours d’Adamou Nchange Kouotou permet d’observer l’un des points de jonction de cette équation : celui où les compétences technologiques commencent à être appliquées à la connaissance et au financement de la production agricole.</strong></p><p><strong>De l’agriculture à la donnée</strong></p><p>L’expérience de Kouotou dans les technologies et les télécommunications constitue le point de départ d’une réflexion née d’une difficulté concrète. Lorsqu’il envisage de se lancer lui-même dans l’agriculture en 2016, il constate que ses connaissances agricoles limitées peuvent constituer une barrière à son projet. Il choisit alors de mobiliser ses compétences d’ingénieur en informatique pour répondre à cette difficulté, non seulement pour lui-même, mais aussi pour les petits producteurs confrontés à des problèmes similaires. Agrix Tech est créée en 2018 autour de cette orientation.</p><p>Le premier enjeu paraît agricole : identifier une maladie, déterminer un traitement, limiter les pertes. Mais dès lors que les informations recueillies permettent de mieux caractériser une exploitation, le sujet change de nature. Les données sur les cultures, les parcelles et les risques peuvent aussi servir à apprécier la viabilité d’un projet, son niveau de risque ou ses besoins de financement. Agrix Tech s’est progressivement positionnée sur cette jonction entre information agricole et décision financière, notamment grâce à l’apprentissage automatique et aux données satellitaires. La donnée peut ainsi rendre une exploitation plus lisible pour les acteurs qui doivent la financer ou l’assurer, transformant progressivement une information technique en outil de décision économique.</p><p><strong>Quand l’information devient un avantage compétitif</strong></p><p>Cette évolution déplace le rôle de la donnée dans la chaîne de valeur. Une information sur une parcelle peut servir au producteur, mais aussi intéresser une banque, un assureur, un fournisseur d’intrants ou un acteur du marché. Sa valeur tient alors à sa capacité à réduire l’incertitude et à améliorer une décision. Dans une économie agricole où l’accès au financement reste étroitement lié à la perception du risque, mieux connaître une exploitation peut donc modifier les conditions dans lesquelles elle est financée et accompagnée.</p><p>C’est ici que le cas Kouotou rejoint une problématique plus large de compétitivité. Le véritable enjeu n’est pas seulement d’adopter des outils numériques, mais de savoir qui maîtrise les données, les compétences et les technologies qui permettent de les exploiter. Pour le Cameroun, la différence entre utiliser une solution conçue ailleurs et développer localement la capacité à la concevoir, l’adapter et la déployer peut devenir déterminante.</p><p><strong>Le capital humain comme capacité stratégique</strong></p><p>Le parcours de Kouotou illustre cette possibilité de croisement entre plusieurs domaines. Formé aux technologies et passé par les infrastructures numériques et les services financiers, il a transféré ces compétences vers une problématique agricole. Cette trajectoire montre l’intérêt de profils capables de circuler entre secteurs et de transformer des compétences technologiques en solutions appliquées à des enjeux productifs.</p><p>Dans la logique de Puissance 237, ouvrage du Dr Guy GWETH, ce type de parcours prend une dimension particulière : le capital humain ne devient un levier de puissance que lorsqu’il peut être relié aux secteurs stratégiques et transformé en capacités productives. L’enjeu dépasse alors la réussite d’une entreprise. Il concerne la capacité d’un pays à faire émerger des compétences capables de créer, adapter et exporter des solutions répondant à ses propres besoins et à ceux d’autres marchés africains.</p><p><strong>De l’innovation camerounaise à la capacité africaine</strong></p><p>Agrix Tech avait déjà envisagé un déploiement au Ghana, au Sénégal puis dans d’autres marchés africains dans son projet présenté au MIT Solve. Cette ambition montre ce que peut devenir une innovation lorsqu’elle sort du seul cadre national : une solution conçue pour répondre à une contrainte camerounaise peut potentiellement devenir une compétence commercialisable sur plusieurs marchés.</p><p>Pour le Cameroun, l’enjeu est donc moins de compter ses innovations que de mesurer celles qui peuvent changer d’échelle, créer des compétences durables et permettre de conserver davantage de valeur dans les chaînes de production. Cette lecture rejoint l’un des enjeux de fond de Puissance 237: transformer le capital humain, l’innovation et la maîtrise de l’information en capacités susceptibles de renforcer la position du Cameroun dans son environnement régional. Le parcours de Kouotou rappelle ainsi qu’une ressource agricole ne devient un véritable avantage compétitif que lorsqu’un écosystème sait la connaître, la financer, la valoriser et, surtout, maîtriser les outils qui permettent d’en tirer davantage de valeur.</p><p><strong>La Rédaction </strong></p></div>								</div>
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