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Puissance 237 : le leadership de demain, de la commande à la coordination

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Le pouvoir ne se décrète plus — il se construit. Dans le chapitre 3 de Puissance 237, consacré au « Rôle des organisations religieuses et traditionnelles », l’auteur bouleverse notre conception du leadership. On peut y lire : « En favorisant un dialogue constructif entre l’État et les organisations cultuelles et traditionnelles, le Cameroun pourra renforcer sa puissance et accélérer sa transformation. »

Cette phrase résume une mutation profonde : le leadership du XXIᵉ siècle ne repose plus sur la domination, mais sur la coordination. Le véritable pouvoir naît de la confiance, de l’écoute et de la coopération entre acteurs publics, privés, religieux et communautaires.

Des passerelles plutôt que des pyramides

Pendant des siècles, le leadership s’est exercé de haut en bas : un chef, une ligne hiérarchique, une chaîne de commandement. Ce modèle vertical, hérité des logiques militaires et coloniales, ne répond plus aux défis contemporains. Les crises actuelles—sanitaires, climatiques, économiques, sociales—exigent des réponses concertées, transversales, co-construites.

Le Cameroun dispose d’un atout majeur pour opérer cette transformation : une mosaïque vivante d’institutions et de traditions capables de contribuer à la stabilité et au développement national. Chefs traditionnels, leaders religieux, organisations de la société civile, entrepreneurs sociaux—autant de forces vives qui, lorsqu’elles dialoguent avec l’État, démultiplient l’impact des politiques publiques.

Mais encore faut-il créer les espaces de dialogue, cultiver le respect mutuel et partager la responsabilité du bien commun.

Le Cameroun a besoin d’orchestrateurs

Puissance 237 trace une voie claire : bâtir un leadership collectif, capable de mobiliser toutes les énergies au service de l’intérêt général. Le pays ne manque ni de talents, ni de ressources humaines. Ce qui manque parfois, ce sont des orchestrateurs—des leaders capables de faire dialoguer les voix plutôt que d’imposer une partition unique.

Un orchestrateur ne cherche pas à étouffer les différences : il les harmonise. Il ne commande pas : il coordonne. Il n’impose pas une vision : il fait émerger un projet commun.

La question qui nous engage tous

Le futur appartient aux leaders qui savent rassembler, pas à ceux qui divisent. Aux leaders qui écoutent avant de trancher. Aux leaders qui coordonnent les énergies plutôt que de tout centraliser.

Cette vision n’est pas utopique. Elle est pragmatique, stratégique, et profondément ancrée dans la réalité camerounaise. Nos communautés ont toujours su dialoguer, négocier, cohabiter. Il s’agit maintenant d’élever ces pratiques au rang de projet national.

📘 Puissance 237 du Dr Guy Gweth—une feuille de route pour un leadership renouvelé et une gouvernance collaborative au Cameroun.

Par Sharon Emade