Dans la vision stratégique de Puissance 237, la puissance d’un État se construit autant par ses capacités matérielles que par ses ailes de puissance, au premier rang desquelles figure le patrimoine culturel. À l’horizon 2050, la culture devient pour le Cameroun un levier structurant d’influence, d’attractivité et de souveraineté symbolique. Le parcours et l’action du Dr Rachel Mariembe s’inscrivent pleinement dans cette ambition de transformation du capital culturel camerounais en puissance stratégique mesurable et activable.
Titulaire d’un doctorat en Sciences du Patrimoine, le Dr Rachel Mariembe est Maître de Conférences et Responsable du Département Patrimoine et Muséologie à l’Institut des Beaux-Arts de l’Université de Douala (antenne de Nkongsamba). Elle coordonne également le Laboratoire des Sciences du Patrimoine au sein de l’École Doctorale des Sciences Sociales et Humaines.
Cette double fonction — formation des cadres et production de savoir stratégique — la positionne comme un acteur structurant dans un secteur encore insuffisamment institutionnalisé au Cameroun. En formant des experts nationaux en gestion patrimoniale et en muséologie, elle contribue à la constitution d’une masse critique de compétences locales, condition essentielle de la souveraineté culturelle. Dans la logique de Puissance 237, elle incarne l’État stratège qui organise l’expertise, sécurise les capacités nationales et réduit la dépendance externe.
Impact opérationnel et activation territoriale
Le Dr Mariembe se distingue par sa capacité à transformer l’expertise scientifique en dispositifs opérationnels à fort impact territorial. Elle a contribué à la création de sept musées communautaires, outils clés d’ancrage mémoriel, de développement local et d’appropriation citoyenne du patrimoine. Ces infrastructures constituent de véritables leviers de puissance au niveau des Collectivités Territoriales Décentralisées.
Sur le plan du soft power international, sa participation à l’exposition « Sur la Route des Chefferies du Cameroun : du visible à l’invisible » au Musée du Quai Branly – Jacques Chirac a renforcé la visibilité du Cameroun dans les circuits mondiaux de valorisation patrimoniale. Son implication dans l’inscription du Festival Nguon au patrimoine immatériel de l’UNESCO, ainsi que dans l’intégration de Nkongsamba au Réseau des villes créatives de l’UNESCO (octobre 2023), témoigne d’une maîtrise des normes internationales et d’une capacité à convertir des ressources culturelles locales en reconnaissance globale.
Alignement stratégique avec Puissance 237
L’action du Dr Rachel Mariembe s’inscrit pleinement dans la vision de Puissance 237. En structurant la filière patrimoniale par la formation, la recherche et l’action territoriale, elle contribue à réduire la vulnérabilité stratégique du Cameroun dans le champ culturel. Son engagement dans les questions de provenance et de restitution participe d’une diplomatie patrimoniale active, enjeu central de souveraineté symbolique et de repositionnement post-colonial.
Dans l’architecture de Puissance 237, le patrimoine culturel se situe à l’intersection des ailes de puissance et des leviers d’influence. Le Dr Mariembe active ces deux registres simultanément.
Conclusion
Dans l’approche Puissance 237, le patrimoine culturel n’est ni décoratif ni secondaire. Il est une composante mesurable et activable de la puissance d’État. Le Dr Rachel Mariembe incarne une expertise stratégique capable de transformer le capital culturel camerounais en levier d’influence, d’attractivité et de développement territorial. À ce titre, son action constitue un actif stratégique pour la trajectoire de puissance du Cameroun à l’horizon 2050.
La Rédaction